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La terrible histoire du Cambodge

Exploratrice en herbe, je partage ici mon quotidien parisien, mes voyages et mes coups de cœur (un salon de thé cosy, une recette healthy savoureuse, une adresse à l'autre bout du monde...).
La terrible histoire du Cambodge Posted on 20 mars 20194 Comments
Exploratrice en herbe, je partage ici mon quotidien parisien, mes voyages et mes coups de cœur (un salon de thé cosy, une recette healthy savoureuse, une adresse à l'autre bout du monde...).

Samedi 16 Mars 2019

Un peu d’histoire s’impose pour mieux comprendre les visites d’aujourd’hui.

A partir de 1970, le Cambodge entre dans une guerre qui va durer plus de 20 ans. Déjà victime collatérale de la guerre du Vietnam, le pays souffre du régime corrompu de Lon Nol quand les Khmers rouges prennent le pouvoir. Le 17 avril 1975, ils « libèrent » Phnom Penh avant de faire évacuer de force la totalité de la population dans les campagnes. Tous les citadins doivent travailler dans les rizières dans le but d’assurer l’autosuffisance alimentaire du « Kampuchea démocratique ». Pour les khmers rouges, c’est l’année zéro car le pays va subir une renaissance totale…

Les anciens militaires sont exécutés, les intellectuels et fonctionnaires sont considérés comme « suspects » et envoyés dans des villages spéciaux et les autres, le « peuple », doivent travailler dans des conditions inhumaines pour récolter du riz.

Toute la société cambodgienne est réorganisée selon le bon vouloir de l’Angkar, l’organisation suprême des khmers rouges dont les responsables sont Khieu Samphan, Ieng Sary, Son Sen et Saloth Sâr, plus connu sous le nom de Pol Pot. Ils suivent une idéologie utopique proche du marxisme agraire et règnent sur tout et tout le monde : Les gens doivent changer de nom, le salut avec les mains est banni, les enfants appartiennent à l’Angkar, il y a énormément de mariages forcés, les religions sont interdites et les croyants persécutés… Le pays est transformé en un gigantesque camp de concentration. Ils ont des préceptes qui glacent le sang : « Il vaut mieux tuer un innocent que de garder en vie un ennemi », « Te garder en vie ne nous rapporte rien, te supprimer ne nous coûte rien ». Tout devient prétexte pour tuer (avoir les cheveux longs, de belles mains, parler une langue étrangère…).Ainsi, de 1975 à 1979, le régime de Pol Pot a massacré un quart de sa population ! Un autogénocide.

C’est pour que l’on n’oublie pas et faire en sorte que l’Histoire ne se répète pas que l’on peut visiter aujourd’hui le musée du génocide dans la prison Tuol Sleng et le camp d’extermination de Choueng Ek.

Le camp S-21 était une ancienne école transformée en prison pendant le régime de Pol Pot. Environ 20 000 personnes y ont été torturées avant d’être achevées dans le camp d’extermination de Choueng Ek. C’etait un centre de purge pour leurs propres cadres, les potentiels opposants au régime et les « intellectuels ». Les gardiens, des enfants sans éducation endoctrinés par l’Angkar, avaient entre 10 et 25 ans ! C’est un choc de voir de quoi ils ont été capables. Il n’y a eu que 7 rescapés de ce camp S-21.

Ces deux visites sont vraiment difficiles mais elles me semblaient nécessaires car elles font partie de l’histoire du Cambodge.

Je prends ensuite un tuktuk pour m’amener devant le Palais Royal et la pagode d’Argent. Je n’ai pas l’énergie pour les visiter mais ça ne m’empêche pas d’en admirer l’architecture de l’extérieur !

Je me pose ensuite dans un des nombreux cafés de la capitale pour déguster un moccha frappé et passer quelques appels. Ça me remonte le moral 🙂

Pour finir cette intense journée, je vais voir Captain Marvel au cinéma Platinum Cineplex. C’est un des seuls films diffusé en anglais sous-titré Khmer. Je suis assez surprise parce que dans la salle beaucoup de personnes parlent pendant le film. Rien à voir avec une séance en France où le silence règne (bien plus agréable).

Comme il est déjà tard (21h), je préfère dîner dans le centre commercial de peur que beaucoup d’adresses soient fermées en ville. Je teste un nouveau plat délicieux : Kampot noodle. Ce sont des nouilles de riz avec des légumes et une sauce à la noix de coco. J’espère que je pourrai en manger à nouveau à Kampot, c’est tellement bon !

En rentrant à l’hôtel je croise ce vendeur ambulant qui me fait sourire :

Exploratrice en herbe, je partage ici mon quotidien parisien, mes voyages et mes coups de cœur (un salon de thé cosy, une recette healthy savoureuse, une adresse à l'autre bout du monde...).

4 comments

  1. Quelle terrible passé. Je comprend que tu a été chamboulée..
    La mémoire est courte … j’en profite pour rappeler d’aller voter pour les européennes en mai. C’est important si on ne veut pas se laisser envahir par des partis moins humanitaires. Bon, c’était juste une parenthèse …
    Merci pour ce partage.
    Bonne continuation
    On t’embrasse

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